jeudi 28 avril 2016

Relier l'Homme à la Nature


Dans sa folie anthropocentriste, l'Homme a voulu briser les liens qu'il doit conserver avec la Nature s'il veut survive tout simplement.

Pire que cela il a voulu la dominer, la soumettre à sa folie arrogante et suicidaire : "Dieu créa l'Homme à son image" "croissez et multipliez, soumettez la création à votre volonté"... Les religions abrahamiques sont aussi hypocrites que nos partis politiques se disputant le même pouvoir d'imposer une pensée unique coupée de la vie naturelle.

Le paradis existe mais il n'est ni céleste ni financier mais bien autour de nous, et nous en sommes les gardiens, aujourd'hui corrompus par l'Orgueil et la Vanité incarnés dans la mentalité judéo-chrétienne imprégnant les temples de l'arrogance, qu'ils soient églises ou places boursières.

Je croise régulièrement les mêmes réflexions de fanatiques de la Croix qui oubliant leur Histoire, qu'elle soit chrétienne ou européenne veulent rallumer une guerre contre l'islam.
Lassé de ces laïus qui prétendent que "les racines de l'Europe sont chrétiennes" ou que "l'Islam veut la destruction de l'Europe" etc.. je tiens ici a marquer mon dégoût pour ce genre d'arguties fallacieuses et haineuses....

Pas plus que l'Islam, la religion chrétienne ne peut prétendre faire sienne la terre d'Europe et encore moins affirmer que "les racines de l'Europe sont chrétiennes". Cela reviendrai à dire que les racines de la Russie sont bolchéviques. Non si on ne peut contester dans l'Histoire européenne la marque (et les griffures) de la religion chrétienne, en aucun cas elle ne peut être fondatrice de l'identité civilisationnelle occidentale. Tout simplement car elle n' y est pas endémique, étant une religion migrante venue d'un désert envahir nos forêts. Quant à la civilisation européenne, n'en déplaise aux théologiens égocentriques qui réinitialisent le calendrier sur leur prophète tutélaire, elle est multimillénaire et n'a pas attendu la naissance du nazoréen Joshua pour s'épanouir sur les placîtres des temples greco-romains.

Au contraire, le Christianisme paulinien pour s'imposer en Europe a toujours cherché à lutter contre la Tradtion occidentale pour mieux la remplacer et se l'approprier.

De la destructions des temples et des arbres sacrés, des croisades européennes ou coloniales au bûchers de l'Inquisition et jusqu'à la position récente du Vatican en faveur d'une migration étrangère massive, l'Église chrétienne s'est attachée à vouloir remplacer la Tradition protéiforme, par ses dogmes autoritaires et réducteurs.

Erwan Castel



« La femme est beaucoup plus responsable de l’avenir que l’homme. Elle représente le berceau du peuple qui naît. »

■ Saint-Loup (Marc Augier)

Autriche, un peuple d’Europe qui vit ses traditions !
Une culture enracinée et évolutive qui se vit au quotidien. Sans aucun Folklore packagé, lyophilisé et marketé par de pâles reproduction de rites et de pratiques traditionnelles au service d'une société du divertissement pour touristes en mal de sensations à bon marché !
La République du Mont-Blanc 


 Dominique Venner (1935/2013)

« Chaque peuple porte une tradition, un royaume intérieur, un murmure des temps anciens et du futur. La tradition est ce qui persévère et traverse le temps, ce qui reste immuable et qui toujours peut renaître en dépit des contours mouvants, des signes de reflux et de déclin. »

« La tradition est un choix, un murmure des temps anciens et du futur. Elle me dit qui je suis. »

« Vivre selon notre tradition, c’est se conformer à l’idéal qu’elle incarne, cultiver l’excellence par rapport à sa nature, retrouver ses racines, transmettre l’héritage, être solidaire des siens.” »

« La tradition, ce n'est pas enterrer des cendres dans une urne, mais rapprocher le feu du but et le nourrir, tel un porteur de flamme olympique. »


 Gustav Mahler (1860 - 1911)

« Aux garçons, on leur dit d’apprendre d’abord leur culture, ensuite celle des autres. Et je leur conseille de continuer à préserver notre culture. Chez nous, la vie des femmes est très différente, elles travaillent aux champs, à la maison, transmettent aux filles leurs connaissances. C’est très important que les femmes continuent à avoir un comportement traditionnel. Il faudrait que les Européens mangent ce qu’ils produisent sur leur propre sol. C'est la raison même du combat, et le nerf de la guerre, c’est l’argent. »


lundi 25 avril 2016

Définition du paganisme


En ces temps d'incertitude, de plus en plus d'esprits libres imaginent sans toutefois revenir en arrière, retrouver les valeurs et l'équilibre que l'Homme entretenait autrefois avec la Nature et par conséquent retrouver l'harmonie d'une destinée qui lui restait soumise par respect.

Le paganisme est certainement une des portes majeures pour engager l'Homme sur le chemin de la libération de sa conscience qui, des monothéismes au Monde moderne, a été soumise à  la dictature d'une pensée unique, soit religieuse,  soit politique.
Et cette spiritualité païenne, qu'un simplisme nomme trop facilement "polythéisme", en étant par définition "a-dogmatique" dispose pratiquement d'autant de définitions qu'il y a de croyants, car comme le soulignait Maurice Rollet : " il n'y a pas de paganisme, il n'y a que des païens".



Hans Cany a entrepris une quête idéologique constructive à la fois politique et spirituelle, et toujours en dehors des sentiers battus par le rouleau compresseur de la bien pensance. C'est un personnage qui peut déranger, et tant mieux car l'humanité consumériste et lobotomisée à besoin pour réagir de ces contradicteurs qui sont à la fois des miroirs dénonçant la réalité  de nos esclavages, mais aussi des fenêtres ouvrant sur d'autres mondes.

J'ai découvert récemment cette définition du paganisme signée Hans Cany, elle est passionnante et montre que ce rapport au divin que peut développer l'Homme est d'autant plus grand que sa liberté de penser et son sens critique ne sont pas entravé par des dogmes contraignants.

Erwan Castel, à Donetsk le 23 avril 2016

Article de référence : Warwulf blog

Ce qu'est mon (néo)paganisme

Par Hans_CANY dans Spiritualité le 5 Juin 2015 à 02:57

Lorsqu'est abordée la question de mes convictions "religieuses", le fait que je me définisse comme une sorte d'agnostique de sensibilité néopaïenne, me référant entre autres à diverses traditions anciennes, se heurte la plupart du temps à un solide mur d'incompréhension, lorsqu'il ne suscite pas instantanément d'irrationnels réflexes de défiance, voire d'hostilité ouverte. Réflexes nés au mieux de l'ignorance, ou au pire d'amalgames abusifs, de raccourcis douteux, ou de mauvaises interprétations. Aussi, il m'apparait aujourd'hui nécessaire de reprendre la plume, afin de résumer en quelques lignes les fondements de "mon" paganisme.


En guise d'introduction

Avant toute chose, il m'apparait indispensable de préciser que le terme de religion, même s'il dérive du latin religare signifiant relier (au Divin), est inapproprié en ce qui me concerne. Je lui préfère -et de loin- la notion de spiritualité. Le terme de religion évoque la notion d'église (ecclesia), de clergé organisé et/ou hiérarchisé, de corpus liturgique, cultuel et théologique clairement défini et délimité. Cela peut même, chez les religions dites "révélées", se manifester par l'affirmation de dogmes et autres carcans théologiques plus ou moins rigides. Autant de valeurs qui, d'où qu'elles proviennent, me sont fondamentalement étrangères.

Mes trois traditions païennes historiques de prédilection, celles avec lesquelles je me perçois le plus d'affinités conceptuelles et mentales, sont la tradition celtique (celtisme/druidisme), la tradition germano-scandinave (wotanisme/odinisme/asatru), et la tradition indienne (védisme/hindouisme). Pour autant, adepte d'un certain syncrétisme et toujours soucieux de ne point rétrécir mes horizons, je me refuse à m'enfermer exclusivement dans le cadre limité d'une seule d'entre elles, tout comme je me refuse à ne considèrer que l'une d'elles comme étant dépositaire de la Vérité ultime. En ce sens, je suis agnostique. Plus précisément, un agnostique de sensibilité (néo)païenne. De la sorte, et par exemple, n'étant que fort peu prédisposé à m'accommoder de structures de type clérical, je me réclamerai toujours plus volontiers du celtisme que du druidisme, du moins si ce dernier correspond bien à un sacerdoce structuré.

Pour l'immense majorité des personnes ne se reconnaissant dans le discours d'aucune religion particulière (athées, agnostiques, apostats), et à fortiori pour les personnes se trouvant sous l'emprise mentale de l'une des grandes religions monothéistes établies, le terme de "paganisme" apparait baigné d'une aura de mystère. Il évoque irrésistiblement le règne généralisé de la superstition la plus primitive, et l'obscurité d'époques lointaines, barbares, ignorantes, aux moeurs brutales... Le concept de polythéisme, quant à lui, demeure le plus souvent totalement incompris dans ses fondements-mêmes. Tel est le funeste résultat d'une campagne multiséculaire d'acculturation, de récupération, et de dénigrement systématique orchestrée par les institutions éclésiastiques toutes puissantes, et qui aura pour effet de rendre les foules profondément et durablement amnésiques quant à leur propre passé. Il convient donc aujourd'hui de résister, de contrer le plus fermement du monde le processus de désinformation, d'intoxication et d'abrutissement des masses savamment orchestré depuis des siècles par les adeptes des Religions du Désert, véritable hydre à trois têtes incarnant l'Ennemi millénaire. Ces institutions religieuses, soucieuses de préserver à tout prix leur monopole hégémonique, d'entretenir leur légitimité autoproclamée, et de maintenir intact le contrôle spirituel exercé sur leurs ouailles, ont en effet tout intérêt à entretenir le mensonge et la confusion au sujet des courants religieux et spirituels qui les précédèrent, et qu'elles réduisirent systématiquement au silence par les voies du feu, du sang, du fer, de la terreur, des massacres de masse et des persécutions.
L'heure est venue, aujourd'hui, de rétablir la vérité. Et de la redécouvrir...

Les bases de la conception païenne du divin se retrouvent peu ou prou chez toutes les formes de paganisme historique, du celtisme/druidisme au wotanisme/odinisme, de la religion gréco-romaine à la religion de l'Egypte antique, de celle des anciens Slaves à celle des peuples précolombiens, en passant par les multiples chamanismes d'Asie, d'Afrique, d'Amérique, d'Europe du Nord et de l'Est etc. Elles se retrouvent aussi dans une grande religion du monde très vivace aujourd'hui encore, et étroitement apparentée aux paganismes occidentaux puisqu'elle est une branche issue du même tronc civilisationnel commun, l'indo-européisme. Cette grande religion actuelle, c'est l'hindouisme, issu du védisme archaïque. Il est le cousin germain des paganismes de l'Europe antique. Enfin, ces bases de la conception païenne du divin se retrouvent aussi chez d'autres courants néopaïens d'émergence plus récente, comme par exemple les diverses obédiences de la Wicca, la Hedge Witchcraft (sorte de dissidence wiccane individuelle), ou encore les néo-animismes et autres néo-chamanismes divers.

Je m'attacherai ici à résumer en toute humilité les grandes lignes de "mon" propre néopaganisme, sans perdre de vue le fait qu'une large part des principes ci-dessous exposés s'appliquent également aux autres formes de paganisme, moyennant juste certaines variations ou adaptations, au gré de panthéons, de dialectes, de vocabulaires voire de socles civilisationnels plus ou moins différents. Au delà de ça, je tiens à souligner le fait que je n'entends décrire que ma propre conception, toute personnelle, du paganisme, laquelle ne sera sans aucun doute pas partagée par d'autres personnes. Je ne parlerai donc ici qu'en mon nom propre, et n'ai nulle prétention de m'exprimer au nom de tous les païens et païennes, néo ou pas.

Il est temps, à présent, d'entrer dans le vif du sujet.


Polythéisme ou panthéisme ?

Dès lors qu'est évoquée la notion de polythéisme, s'impose à l'esprit conditionné du profane tout un ensemble d'idées reçues et plus ou moins simplistes, dépeignant volontiers le vil païen idolâtre comme l'adorateur exalté d'une ribambelle sans fin de divinités aux noms bizarres, aux épopées improbables, et aux attributions abracadabrantes. Le polythéiste est alors perçu comme une sorte de superstitieux, croyant dur comme fer à l'existence concrète et individuelle de chaque divinité...imaginaire. Si la croyance stricto sensu en des divinités multiples et individualisées a pu être autrefois le lot du petit peuple, à l'éveil spirituel limité, il n'en fut pas nécessairement de même pour les castes de prêtres, d'initiés divers, ni pour les adeptes de certains "cultes à Mystères", tels par exemple les fameux Mystères d'Eleusis de la Grèce antique.

En ce qui me concerne, s'agissant de la nature intrinsèque du polythéisme, il serait sans doute littérairement plus approprié d'employer le terme de panthéisme. Qu'est-ce donc que le panthéisme, me demanderez-vous ?

Le panthéisme est une conception spirituelle identifiant "Dieu" -ou plutôt le Principe divin ultime- au Monde. Non pas au seul monde terrestre, mais à l'Univers tout entier, dans le mystère insondable de l'infiniment grand et de l'infiniment petit. Contrairement à l'enseignement dispensé par les monolâtries modernes (judaïsme-christianisme-islam), "Dieu", le Principe divin, n'est pas extérieur ni étranger à notre monde. Il n'en est pas davantage le créateur, puisqu'il est ce monde. Il est la Nature. Il est l'Incréé. Il n'est ni bon, ni mauvais. Ni masculin, ni féminin. Ni Un, ni multiple. Il est...tout ceci à la fois ! 

Il réside en chaque être, en chaque élément, en chaque chose. Chaque être vivant, animal (humain compris) ou végétal, et sans doute même chaque être minéral, renferme une parcelle du divin. Tout vibre, tout vit. Chaque être est habité par cette étincelle, cette parcelle du Principe divin qui lui prête vie. Ce principe, c'est celui de l'Un en Tout et du Tout en Un. En somme, il n'est pas aisé, à l'échelle de l'entendement humain, de décrire très précisément ce qu' "Il" est. En revanche, il est beaucoup plus facile d'établir ce qu'il n'est pas. Et en l'occurrence, compte tenu de ce qui précède, il ne saurait être conçu à l'image de l'Homme. Et réciproquement.

Les paganismes sont généralement des polythéismes, entendons par-là qu'ils honorent un grand nombre de divinités distinctes. A titre personnel, je considère simplement que chaque divinité incarne, symbolise une des énergies constituant notre monde, à laquelle s'ajoutent des attributions spécifiques. De là découle d'ailleurs la divinisation ancienne des forces créatrices et destructrices, complémentaires et indissociables, de Mère Nature. Ainsi, les peuples païens antiques plaçaient sous le patronage de dieux et de déesses de toutes sortes des phénomènes et des éléments aussi divers que le Soleil, la Terre-Mère, la fécondité et la vie, la mer, les montagnes, les forêts, les cours d'eau, les fontaines, le monde souterrain, le tonnerre et la foudre, le monde animal, le feu... Même si, dans la pratique, certaines divinités revêtaient en fait un caractère plus ou moins polyvalent au niveau de leurs attributions, certaines pouvant même s'avérer, dans quelques cas, plus ou moins...interchangeables.

A mon sens, chacune de ces divinités n'est en réalité qu'une hypostase, une émanation, l'incarnation symbolique d'une manifestation spécifique de l'Incréé, du Principe divin. Je ne crois pas en l'existence des dieux et des déesses en tant qu'entités réelles et indépendantes. Partant, je ne crois pas non plus au formes anthropomorphes sous lesquelles ces divinités sont parfois représentées, formes toutes symboliques, et dont l'aspect extérieur, qui relève du volet exotérique, ne doit pas faire oublier la signification profonde, d'ordre ésotérique. Qu'on se rassure de suite, je ne suis pas de ceux qui s'attendent à tomber nez à nez avec Cernunnos en personne, un beau jour, au détour d'un bois !

Non, pour moi, les dieux et les déesses, réels en tant que concepts, n'ont pas d'existence matérielle, ni même individuelle, propre. Ils et elles sont parties intégrantes du grand Tout, du Principe divin ultime, de l'Incréé. Appelons comme il nous plaira ce qui, de toute façon, dépasse les capacités d'entendement de l'esprit humain. Il fut sans doute désigné jadis, en des temps fabuleusement reculés, comme "Celui-qui-ne-peut-être-nommé". Plus tard, ce sont sans doute des initiés médiévaux, dépositaires secrets de fragments de l'ancienne tradition celtique, qui en perpétuèrent la notion en le dissimulant sous l'énigmatique figure symbolique -christianisée- du Graal. Ce fameux Graal qui s'apparente de façon si troublante au chaudron d'immortalité du Dagda chez les Celtes irlandais, ou de Dagodeos chez les Celtes gaulois. Un chaudron d'immortalité dont procède le début et la fin de toute vie, de façon cyclique, ainsi que semble bien le corroborer une représentation figurant sur le célèbre chaudron de Gundestrup.

Le polythéisme bien compris n'exclut pas le panthéisme, loin s'en faut. Le Principe divin, l'Incréé, place une parcelle de Lui-même en tout être. Il est donc présent partout, à commencer par en nous-même, et en tout ce qui vit, d'une façon ou d'une autre. On peut donc légitimement parler ici de panthéisme. Et l'on pourrait même aller jusqu'à parler de monisme, puisque le Principe divin dont tout émane ne constitue au final qu'une seule et même entité, à la fois une et multiple. 


Quel Principe divin ? 

Autant mes dispositions innées me conduisent tout naturellement à concevoir l'existence -pour moi évidente- d'une force suprême mais mal définie, que je désigne comme l'Incréé ou comme le Principe divin, autant mon esprit se refuse catégoriquement à admettre les schémas anthropocentriques et anthropomorphiques, lesquels ont, j'ai la faiblesse d'en être convaincu, quelque chose de pathétiquement puéril. Si divinité suprême il y a bien, la raison la plus élémentaire m'empêche de croire une seule seconde que l'entité en question puisse s'apparenter de près ou de loin à l'humanité, ni même qu'elle puisse être accessible à la prière humaine. Du reste, au nom de quoi une semblable entité devrait-elle se préoccuper des petites péripéties de l'espèce humaine ? Au nom de quoi devrait-elle se préoccuper de millions -ou de milliards- d'états d'âme exprimés individuellement ? 

L'anthropomorphisme consiste à attribuer des caractères humains à ce qui n'est fondamentalement pas humain. L'anthropocentrisme est l'idée reçue, présomptueuse entre toute, selon laquelle l'espèce humaine constituerait l'alpha et l'omega de toute chose, elle place l'être humain au centre de l'univers et au sommet de la Création. Les deux concepts, on le voit, sont pleinement identifiables ici. 

Je ne crois donc pas à l'utilité ni à l'efficacité de la prière adressée "aux dieux", pas même si elle s'adresse directement à l'Incréé. Libre à chacun, à chacune, d'être d'opinion différente. Mais en ce qui me concerne, je reste convaincu que chaque individu reste seul maître suprême de sa vie et de sa destinée, et qu'aucun déterminisme divin n'entre ici en ligne de compte. La meilleure façon d'honorer l'Incréé, c'est tout simplement d'avoir pleinement conscience de son omniprésence, de sa puissance de création et de destruction, et de ses diverses manifestations à travers la Nature et l'Univers tout entier.
Mais aussi en respectant -et en préservant voire protégeant au besoin- ce qui en procède.


Cycle des incarnations, loi karmique universelle, et métempsycose

Un autre des grands axes fondamentaux de "mon" paganisme repose sur le principe de la réincarnation ou métempsycose, s'inscrivant dans un cycle d'existences successives, ces dernières conditionnées par l'accumulation de bon et de mauvais "karma", et pouvant potentiellement être vécues sur des plans très divers. 

D'aucuns m'objecteront que la doctrine karmique, issue de l'hindouisme puis de son hérésie bouddhique, serait d'essence foncièrement orientale, et serait donc absolument étrangère aux doctrines spirituelles européennes. A ceux-ci je répondrai que rien n'est moins sûr. De nombreux indices permettent de présumer l'existence de semblables conceptions chez au moins une partie des druides celtes, lesquels auraient influencés en ce sens les pythagoriciens grecs. A moins que ce ne soit l'inverse. La question est controversée. Or, il est bien établi que Pythagore et ses disciples professaient, eux, la doctrine de la métempsycose et des cycles de vie, tout comme ils adhéraient à la vision des cycles cosmiques régissant le temps. La scène figurant sur le chaudron de Gundestrup, mentionnée plus haut, de même que l'interprétation -elle aussi controversée il est vrai- de certaines bribes de tradition celtique qui nous sont parvenues via des retranscriptions irlandaises et galloises, tout ceci peut raisonnablement laisser supposer que ce concept était en réalité très présent -sinon fondamental- dans le corpus de croyances des anciens Européens. Du moins, pour une partie d'entre eux. Ajoutons à cela qu'en se basant notamment sur les mêmes sources littéraires irlandaises et galloises, ainsi que sur les mythologies comparées, certains auteurs croient même déceler la trace plus ou moins cachée de la notion de karma dans la tradition celtique. Ce "karma" bon ou mauvais, s'accumulant en fonction des actes et du degré d'éveil spirituel de chacun, aurait ainsi, chez les druides, été désigné sous un nom spécifique : la baga.

Le philosophe grec Anaxagore avait en son temps formulé cette phrase : "Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau" . Il fut beaucoup plus tard repris par Lavoisier, auquel on doit la fameuse maxime selon laquelle, dans la nature, "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme".
Ma conviction personnelle est que non seulement le physique et l'organique se recyclent naturellement, mais aussi l'inorganique, l'impalpable, l'immatériel.

Selon moi, nous sommes formés de trois composants étroitement liés les uns aux autres, et non parfaitement séparés, contrairement à ce que professent les Religions du Livre. Ces trois composant sont le corps physique, siège de notre incarnation présente, l'esprit, qui conditionne notamment la mémoire, les réflexes, les émotions, ainsi qu'une partie de la personnalité, et enfin l'âme ("anatmon" en celtique continental ancien), siège de l'intelligence, parcelle à part entière du Principe divin, et émanation du souffle de vie cosmique. Après la mort, ma conviction intime est que l'esprit comme l'âme se séparent et quittent immédiatement le corps, ou n'y demeurent qu'un bref moment. L'âme demeure ensuite pendant un laps de temps plus ou moins prolongé "en transit", dans une sorte de monde ou de dimension intermédiaire. Puis elle poursuit un cycle de réincarnations, conditionnées par l'expérience des vies successives, et au terme duquel, parvenue à un certain degré de pureté, elle retourne se fondre dans l'Incréé dont elle est issue, ce que les bouddhistes et les hindous désignent sous le nom de Nirvana.


Une spiritualité ancienne en des temps nouveaux

Enfin, "mon" néopaganisme, quoique volontiers enraciné, ne se veut pas passéiste ni réactionnaire, mais bien au contraire moderniste, voire progressiste. A mon sens, il importe par-dessus tout de savoir faire preuve de discernement, en opérant une distinction saine et indispensable entre ce qui porte clairement la marque de son temps d'une part, et ce qui conserve une valeur intemporelle d'autre part, c'est-à-dire l'essentiel. Privilégions toujours le vieux fond stable et éternel, par rapport à la forme instable, datée, et fluctuante dans le temps.

Mon (néo)paganisme ne consiste pas à adorer des cendres, mais à préserver et à raviver la flamme. Ma quête spirituelle ne s'oriente pas dans l'espoir d'une quelconque résurrection, mais dans celui d'une renaissance salutaire, en phase avec notre époque. Les structures anciennes, sociales comme sacerdotales, appartient à un lointain passé, tout aussi mythique que révolu. Il serait vain de vouloir ressusciter des branches mortes depuis si longtemps, au risques, d'ailleurs, de n'arriver qu'à les singer piteusement. De même, certaines pratiques d'un autre temps, définitivement marquées du sceau de la barbarie, comme par exemple la pratique des sacrifices sanglants, sont non seulement à proscrire absolument, mais aussi à dénoncer et à combattre avec la plus vive détermination. Quelle que soit la voie spirituelle que l'on décide d'emprunter, l'élévation et l'évolution du genre humain ne pourront se faire qu'à ce prix.


Quelles célébrations ?

Les principales activités cultuelles de la plupart des courants néopaïens européens consistent en la célébration des solstices et des équinoxes, portes d'entrée des saisons, et surtout de quatre autres grandes fêtes qui graduent le cycle annuel. Celles-ci sont notamment la fête celtique irlando-britannique de Samhain, célébrée aussi en Gaule continentale sous le nom de Samonios, aux alentours du 31 octobre, marquant le début de la nouvelle année celtique, et étant le moment de l'année où le monde des morts et celui des vivants s'interpénètrent et interagissent. Une tradition perpétuée de manière plus ou moins déformée par Halloween, et que l'Eglise chrétienne aura récupérée pour en faire la "Toussaint", suivie de la "Fête des Morts". Imbolc, fête des Lustrations, qui se célèbre aux alentours du 2 février, est annonciatrice de la fin prochaine des rigueurs hivernales. Beltaine (chez les Celtes), ou la Nuit de Walpugis (chez les Germains), à la veille du 1er mai, célèbre pleinement le printemps et la nature renaissante. Lugnasad, aux alentours du 1er août, célèbre l'été à son zénith, ainsi que les moissons.

A cela s'ajoutent d'autres célébrations, notamment issues de la tradition germanique. Par exemple Yule (ou Jul), correspondant au solstice d'hiver, que les chrétiens ont récupéré pour en faire Noël en décalant simplement la date de quelques jours. Ou encore Ostara, fête printanière correspondant peu ou prou à la Pâque chrétienne, et célébrée aux alentours du 21 mars. Et la liste est loin d'être exhaustive. Comme on le voit, les célébrations diverses qui jalonnent le cycle annuel peuvent être nombreuses !

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Nous voici donc à présent parvenus au terme de ce rapide survol de mes convictions dans le domaine métaphysique et spirituel, en espérant que sa lecture vous aura permis de vous faire une idée plus précise de ce qu'est -comme de ce que n'est pas- mon propre néopaganisme. D'aucuns m'accuseront peut-être de n'avoir formulé ici que des affirmations péremptoires, entrecoupées de pures spéculations. Fort bien. Mais n'est-ce pas là le lot de toute conviction religieuse ou spirituelle, quelle qu'elle soit ? Tout système de croyance, par définition, ne s'appuie-t-il pas sur la simple base d'une intime conviction ? Après tout, quoi qu'en diront mes détracteurs, mes croyances personnelles valent bien celles des autres...ou leurs incroyances ! Et ce, d'autant plus que je n'ai, en ce qui me concerne absolument aucune velléité de prosélytisme. Je n'ai, dans ce registre, pas davantage de leçons à recevoir qu'à donner. Que les dieux m'en préservent.

En guise de conclusion, on retiendra donc qu'à mes yeux, mon propre paganisme, celui que je me suis bâti en esprit libre et indépendant, constitue l'expression d'une spiritualité de la Nature, doublée d'une philosophie de la Vie.

Hans CANY
4 juillet 2014 E.V.


Pour retrouver Hans Cany dans la forêt virtuelle :











jeudi 21 avril 2016

L'âme de la Terre

Éloge de la forêt


La forêt se dérobe à la lumière et c’est ainsi qu’elle dure. 
Certes elle assimile les richesses du soleil, 
mais les transforme, les élabore, les conserve. 
Il y a une grande force dans ce retrait, dans ce recueillement. 
Je voudrais être un arbre, un arbre qui marche.

Journal 
Jacques de Bourbon Busset



La forêt est sacrée, car elle nourrit, et protège l'Homme depuis des milliers de générations. D'ailleurs les anciens y avaient leurs sanctuaires et vouaient des cultes aux principes divinisés orchestrant l'harmonie de ce royaume infini. Parmi les êtres vivant dans ce sanctuaire sous la protection de Diane, Cernummos ou Arduinna, l'arbre sacré fait figure de pilier central, reliant les mondes entre eux, du souterrain au céleste. Il est l'Irminsul des germains ou l'Ygdrasill des scandinaves, le chêne des celtes ou le Kumaka des wayanas.

Il y a quelques jours, dans la commune bretonne de Plouray, des abrutis (je ne trouve pas de noms moins grossiers) ont mis le feu à des chênes multiséculaire. Acte gratuit et fait divers pitoyable, ce geste n'en est pas moins révélateur de la perdition de l'Homme moderne, qui après avoir abandonné son lien mystique avec cette Terre qui le porte, le nourrit et le protège, attaque ce qui symbolise le plus cette communion ancienne et vitale : son arbre sacré.

Charlemagne, cet empereur génocidaire, au cours de ses croisades fusionnant l'hégémonie du Vatican à son ambition territoriale, fit abattre en 772 l'arbre sacré des saxons pour les humilier. L'acte barbare commis à Plouray n'est pas comparable avec le crime de Charlemagne, il est pire car conduit par l'ignorance et la stupidité, il n'aucune justification  !

C'est un acte matricide...

L'article sur le chêne de Plouray,  le lien ici : Ouest France

14 avril 2016: le chêne de Rosterc'h vieux de plus de 800 ans est incendié 

Enfant, j'ai été initié aux forêts par mes parents qui m'y emmenaient chaque semaine, forêts d'Alsace ou de Bretagne, de Provence ou de Normandie... J'y découvrais l'harmonie possible entre l'Homme et la Nature, jusque dans les ruines de ces vieux châteaux à qui les racines et les lierres insérés dans la pierre semblaient redonner vie. Le soir je retrouvais avec délice l'univers féerique de ces ombres sylvestres dans les contes et légendes de ma terre bretonne. 

Plus tard, ayant répondu à l'appel de la tradition familiale c'est en tant que soldat que j'abordait les lisières de ce monde inco nu, a la fois dangereux et protecteur et la forêt devint un terrain favori et coutumier, du cross matinal aux caches d'observation opérationnelles... C'est à cette époque que mes sens aiguisés ont commencé à entendre mais sans le comprendre le silence de ce paradis terrestre surtout la nuit quand le cri d'une orfraie réveille dans notre mémoire collective des fulgurances préhistoriques. 

Il y a 20 ans j'ai vécu mon "appel de la forêt" cette compagne que ma nouvelle vie civile trop urbaine avait repoussé à l'horizon... À la même époque, mon retour à un paganisme panthéiste donna à cet appel la dimension d'une quête mystique et vitale.
Ce futalors la Guyane et son royaume sylvestre qui m'initia à ce monde féerique où l'ordre prend l'apparence du désordre et là lutte transfigure l'amour. J'ai appris a aimer ce magma de vie jusqu'aux remugles des mares chantantes. Chaque trace humaine ou animale suivie sur les layons ou les criques de Guyane nourrissait ma curiosité sans pouvoir en étancher la soif...

Puis un autre appel, celui du devoir, mais tout aussi passionnel me fit re tourner en Europe où une guerre venait d'éclater dans le Donbass, terre d'union avec l'Eurasie victime de l'agression du Nouvel Ordre Mondial boulimique et meurtrier. Plus d'un an aux côtés de cette rébellion chargée d'espérance pour tous les peuples asservis à ce Monde moderne contre Nature. Mais j'ai su dès les premiers mois, et peut-être égoïstement, que si la guerre ne me couchait pas au pied des terrils, mes pas m'éloigneraient un jour de cette steppe trop vide de sanctuaires forestiers. 

Imprégné par cette rébellion du Donbass, la forêt représente également, plus que jamais, cette espace mental inviolable sous les frondaisons duquel l'Homme défend farouchement sa liberté. Face à la dénaturation spirituelle de l'Homme anthropocentré, ce que Ernst Jünger nommait "le recours au forêts" devient la seule alternative pour qui ne veut pas sombrer dans la folie suicidaire des paradigmes artificiels d'une société individualiste et consumériste. 

Aujourd'hui, j'aspire à retrouver le silence chuchoteur de secrets forestiers qui je l'espère m'aideront à répondre à ce nouvel appel qui est celui de l'écriture et de l'étude nouvelle aux côtés des êtres que j'aime.

Erwan Castel, à  Donetsk le 21 avril 2016  


Forêts

Albert Samain

Vastes Forêts, Forêts magnifiques et fortes,
Quel infaillible instinct nous ramène toujours
Vers vos vieux troncs drapés de mousses de velours
Et vos étroits sentiers feutrés de feuilles mortes ?

Le murmure éternel de vos larges rameaux
Réveille encore en nous, comme une voix profonde,
L’émoi divin de l’homme aux premiers jours du monde,
Dans l’ivresse du ciel, de la terre, et des eaux.

Grands bois, vous nous rendez à la Sainte Nature.
Et notre coeur retrouve, à votre âme exalté,
Avec le jeune amour l’antique liberté,
Grands bois grisants et forts comme une chevelure !

Vos chênes orgueilleux sont plus durs que le fer ;
Dans vos halliers profonds nul soleil ne rayonne ;
L’horreur des lieux sacrés au loin vous environne,
Et vous vous lamentez aussi haut que la mer !

Quand le vent frais de l’aube aux feuillages circule,
Vous frémissez aux cris de mille oiseaux joyeux ;
Et rien n’est plus superbe et plus religieux
Que votre grand silence, au fond du crépuscule…

Autrefois vous étiez habités par les dieux ;
Vos étangs miroitaient de seins nus et d’épaules,
Et le Faune amoureux, qui guettait dans les saules,
Sous son front bestial sentait flamber ses yeux.

La Nymphe grasse et rousse ondoyait aux clairières
Où l’herbe était foulée aux pieds lourds des Silvains,
Et, dans le vent nocturne, au long des noirs ravins,
Le Centaure au galop faisait rouler des pierres.

Votre âme est pleine encor des songes anciens ;
Et la flûte de Pan, dans les campagnes veuves,
Les beaux soirs où la lune argente l’eau des fleuves,
Fait tressaillir encor vos grands chênes païens.

Les Muses, d’un doigt pur soulevant leurs longs voiles
À l’heure où le silence emplit le bois sacré,
Pensives, se tournaient vers le croissant doré,
Et regardaient la mer soupirer aux étoiles…

*
**

Nobles Forêts, Forêts d’automne aux feuilles d’or,
Avec ce soleil rouge au fond des avenues,
Et ce grand air d’adieu qui flotte aux branches nues
Vers l’étang solitaire, où meurt le son du cor.

Forêts d’avril : chansons des pinsons et des merles ;
Frissons d’ailes, frissons de feuilles, souffle pur ;
Lumière d’argent clair, d’émeraude et d’azur ;
Avril ! … Pluie et soleil sur la forêt en perles ! …

Ô vertes profondeurs, pleines d’enchantements,
Bancs de mousse, rochers, sources, bruyères roses,
Avec votre mystère, et vos retraites closes,
Comme vous répondez à l’âme des amants !

Dans le creux de sa main l’amante a mis des mûres ;
Sa robe est claire encore au sentier déjà noir ;
De légères vapeurs montent dans l’air du soir,
Et la forêt s’endort dans les derniers murmures.

La hutte au toit noirci se dresse par endroits ;
Un cerf, tendant son cou, brame au bord de la mare
Et le rêve éternel de notre coeur s’égare
Vers la maison d’amour cachée au fond des bois.

Ô calme ! … Tremblement des étoiles lointaines ! …
Sur la nappe s’écroule une coupe de fruits ;
Et l’amante tressaille au silence des nuits,
Sentant sur ses bras nus la fraîcheur des fontaines…

*
**

Forêts d’amour, Forêts de tristesse et de deuil,
Comme vous endormez nos secrètes blessures,
Comme vous éventez de vos lentes ramures
Nos coeurs toujours brûlants de souffrance ou d’orgueil.

Tous ceux qu’un signe au front marque pour être rois,
Pâles s’en vont errer sous vos sombres portiques,
Et, frissonnant au bruit des rameaux prophétiques,
Écoutent dans la nuit parler de grandes voix.

Tous ceux que visita la Douleur solennelle,
Et que n’émeuvent plus les soirs ni les matins,
Rêvent de s’enfoncer au coeur des vieux sapins,
Et de coucher leur vie à leur ombre éternelle.

Salut à vous, grands bois à la cime sonore,
Vous où, la nuit, s’atteste une divinité,
Vous qu’un frisson parcourt sous le ciel argenté,
En entendant hennir les chevaux de l’Aurore.

Salut à vous, grands bois profonds et gémissants,
Fils très bons et très doux et très beaux de la Terre,
Vous par qui le vieux coeur humain se régénère,
Ivre de croire encore à ses instincts puissants :

Hêtres, charmes, bouleaux, vieux troncs couverts d’écailles,
Piliers géants tordant des hydres à vos pieds,
Vous qui tentez la foudre avec vos fronts altiers,
Chênes de cinq cents ans tout labourés d’entailles,

Vivez toujours puissants et toujours rajeunis ;
Déployez vos rameaux, accroissez votre écorce
Et versez-nous la paix, la sagesse et la force,
Grands ancêtres par qui les hommes sont bénis.

(octobre 1896)

Albert Samain, Symphonie héroïque

samedi 9 avril 2016

Pour une libération de l'Europe

Les mythes ont la vie dure et continuent a nous eclairer et nous enseigner pour ceux qui savent les écouter livres fermés. 
Ainsi de l'histoire d'Europa,  cette fille d'Agenor séduite et kidnappée par un Zeus métamorphosé qui la séquestra sur son île, nous pouvons y voir l'Europe contemporaine prise en otage par les USA', cette nouvlle thalassocratie des temps modernes qui, à la semblanc de l'illusion antique du blanc taureau, a berné les peuples par une religion des droits de l'homme et une démocratie dogmatique masquant le nouvel esclavagisme d'un Nouvel Ordre Mondial totalitaire. Depuis 1945, profitant de la victoire contre le nazisme, les USA ont isu mposé une nouvelle hégémonie mondialiste cachée . 

Mais aujourd'hui le vrai visage hideux d'une ploutocratie amorale apparait sous le masque fissuré par l'agonie des démocraties occidentales, et le temps de la libération de l'Europe approche.

Je pense pour ma part que cette reconquête par les peuples d'Europe de leurs territoires et identités naturelles ne pourra se faire que dans le sang et les larmes, je l'image de ce Donbass qui depuis 2 ans a retrouvé sa dignité par les armes. Si la Liberté est certainement ce qui réclame le prix le plus fort à l'Homme c'est parce que justement elle n'à pas de prix...  et tandis que le libéralisme économique a asservi l'Occident dans une marchandisation du monde, les peuples slaves eux, ont su garder l'héritage et la Tradition et défendent farouchement nos valeurs fondatrices.

Ce qui est sûr c'est que le chaos est inévitable car, n'en déplaise aux théologiens de la pensée unique et la théorie de la linéarité de l'Histoire,  nous vivons bien une fin de cycle e donc aussi le commencement d'uen nouvelle ère. 

A nous de décider d'en faire notre tombeau ou une matrice pour une renaissance de l'esprit européen et rebâtir contrairement au système actuel une Europe politique et culturelle à laquelle l'économie se soumettrait dans des frontières ré dessinées en harmonie avec l'héritage naturel et historique de ses peuples.

Et seul un chaos salvateur peut s'opposer au chaos destructeur et permettra au rêve de devenir réalité et aux européens d'être libérés. 

Erwan Castel






Sources de la vidéo : 

https://youtu.be/0r2tvif7OxA